La réponse en mariage

 

Vous désirez ma main ? soit je vous l’abandonne,
mais prenez-vous d’amour pour l’esprit qui l’anime,
montrez d’avance un cœur douillet et magnanime
et pardonnez au temps, qui jamais ne pardonne.
Mon corps, dont la beauté vous a été promise,
n’est-il pas tout entier promis à la poussière ?
ma secrète vertu, par vos vertus conquise,
n’est elle pas déjà par nature, éphémère ?
Cherchons dès aujourd’hui notre seul vrai visage,
Voyons ce qui s’efface et ce qui vient du cœur,
L’oeil qui nous embellit nous blesse d’avantage,
Plus tard il est aussi précis qu’il fut rêveur.
Vous désirez ma main ? soit, je vous l’abandonne,
mais prenez-vous d’amour pour l’esprit qui l’anime,
montrez d’avance un cœur douillet et magnanime
et pardonnez au temps, qui jamais ne pardonne.

 

Ce texte figure dans ces disques :

 

 

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